LAUAK RACHÈTE ALISAERO

2017-ALISAERO

LE GROUPE LAUAK CONTINUE DE GRANDIR

Après CENTRAIR en 2016, le sous-traitant basque poursuit sa stratégie d’acquisition avec le rachat de la société gersoise ALISAERO, qui lui apporte son expertise sur pièces mécano-soudées.

Mikel Charritton, directeur général du groupe Lauak poursuite méthodiquement sa stratégie d’acquisitions lancée en 2010. Le sous-traitant basque vient en effet de racheter la société gersoise Alisaero implantée à Saint-Germé; Employant 130 personnes pour un chiffre d’affaires de 12 M€, Alisaero a longtemps été spécialiste de la chaudronnerie pour hélicoptères avant de se lancer dans une diversification sur les marchés de l’aviation et du moteur.
Avec notamment la production de pièces sur les familles de moteurs CFM56 et Leap. Une diversification qui s’est accompagnée d’une montée en compétences avec l’introduction de la technologie du soudage laser. « Alisaero nous apporte de nouveaux métiers et l’accès au marché des aéromoteurs » souligne Mikel Charritton, dont palpation de rachat est financée par la holding. Alisaero restera une structure juridique autonome et gardera sa marque encore un certain temps.

DIVERSIFIER LES MÉTIERS ET LES MARCHÉS

« Il ne s’agit pas de grandir pour grandir. Mais d’investir dans des briques technologiques qui permettent au groupe de diversifier à la fois ses métiers et ses marchés », ajoute le directeur général du groupe Lauak; Cette stratégie avait conduit au rachat de Centrair, une entreprise située près de Châteauroux et sous-traitante de pièces et de sous-ensembles composites pour Airbus (rang 1), Stelia, Daher et Zodiac. Avec le rachat d’Alisaero, Mikel Charritton hisse le groupe Lauak à une effectif global de 1 400 salariés et 148 M€ de chiffres d’affaires. L’objectif des 145 M€ en 2017 est donc dépassé (cf A&C n°2526). La stratégie de diversification se double d’une autre : celle « d’être acteur de la consolidation de la « supply chain », expliquait le directeur général du groupe lauak dans un entretien à Air & Cosmos (cf n°2552); Tout en maintenant une taille critique pour rester sous-traitant de rang 1.

C’est pour toutes ces raisons que le groupe basque n’a pas fini de grandir. « Nous avons d’autre cibles en tête », indique Mikel Charritton, qui précise « Nous regardons une petite structure qui est plus un bureau d’études.? nous regardons aussi l’achat d’une société aux Etats-Unis. » Objectif : se rapprocher de Boeing ou de ses principaux fournisseurs. Toujours la diversification du marché. Racheter une entreprise américaine n’est pas pour autant un process facile.

« On quitte sa zone de confort. Il y a d’abord des différences culturelles. Ensuite, une procédure compliquée. Enfin, les sociétés américaines ont une valorisation très élevée », poursuit Mikel Charritton, qui peut compter sur les conseils d’autres industriels français qui ont déjà franchi le pas.

Air&cosmos, n°2565, le 13 octobre 2017

LAUAK RACHETE ALISAERO
LAUAK RACHETE ALISAERO