LAUAK rachète Centrair

 

« Nous voulons être force de proposition vis-à-vis de nos clients, être de plus en plus ‘’desing to cost’’, proposer des solutions… » Mikel Charritton, directeur général de Lauak et nouveau directeur général délégué de Centrair.

Lauak rachète Centrair

Le sous-traitant basque complète son offre en intégrant l’expertise composite de Centrair, PME située près de Châteauroux.

Le solide appétit du groupe basque Lauak ne se dément pas. Le 30 septembre dernier, Lauak a racheté 50% du capital de la société Centrair située à Le Blanc (Indre), aux côtés de Didier Beninca, ex-président de la branche sièges de Zodiac Aerospace qui, à travers son holding DB Aéro, a racheté les 50% restants. Avec 115 salariés et un chiffre d’affaires de 15M€ (clôturé en août 2016), connus pour avoir été le fabriquant de planeurs (Pégase, Marianne…), Centrair est aujourd’hui un sous-traitant de pièces et de sous-ensembles composites pour Airbus (rang 1), Stelia, Daher, Zodiac. Il produit entre autres les capots moteurs pour l’ATR 72, les planchers de cockpit pour l’A330 et l’A400M, les meubles électriques pour la famille long-courrier d’Airbus et l’A320, des pièces de sièges pour Zodiac ou encore les « winglets » du TBM 900.

PRESTATION COMPLÈTE

C’est à l’occasion cet automne du départ à la retraire du patron de Centrair, Georges Megrelis, que Didier Beninca se glisse dans la peau d’un repreneur d’entreprise – il en devient le président. Quant à Lauak, très présent la fabrication métallique, ce rachat est pour lui une belle opportunité de se diverisfier dans le composite. « Nous allons pouvoir proposer une prestation complète à nos client, sur de la fabrication composite et métallique, ainsi que sur les assemblages hybrides qui sont de plus en plus utilisés », se félicite Mikel Charritton, directeur général de Lauak, et nouveau directeur général délégué de Centrair.

Une acquisition à parts égales, équité voulue car il s’agit « d’une aventure partagée » : Didier Beninca apporte « sa connaissance dans le composite », Lauak « sa notoriété, son portefeuille clients et sa solidité financière ».

STRATÉGIE À DÉFINIR

Quelle stratégie pour le sous-traitant berrichon ? « C’est une société qui vit bien, avec une bonne performance, rentable, une bonne réputation industrielle, souligne Didier Beninca. Mais il faut établir un plan stratégique de développement avec Lauak pour y investir en moyens et en hommes. Y instaurer une vraie démarche commerciale, qui n’existe pas aujourd’hui de manière structurée. » Pas de licenciements prévus, plutôt des compléments de compétences et en formation. Le chiffre d’affaires espéré pour 2017 tournerait autour des 16 M€.

Cette opération fait grimper le groupe basque jusqu’à un peu moins de 13000 salariés et 125 M€ de chiffre d’affaires. En 2017, Lauak vise 145M€. « Nous voulons être force de proposition vis-à-vis de nos clients, être de plus en plus ‘’design to cost’’, proposer des solutions, conclut Mikel Charritton. En l’absence de nouveaux programmes, le fait d’avoir une double compétence est un vrai atout ». Lest Etats-Unis sont tout aussi concernés que l’Europe. Après une mission de deux semaines sur le sol américain, auprès de GKN, Spirit, Aerosystems ou en encore Triumph, le directeur de Lauak l’assure : les Américains sont intéressés par cette offre globale.

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