Les 40 ans de LAUAK

« Un ensemble de valeurs »

ENTRETIEN Jean-Marc Charritton revient sur quarante ans d’activités en privilégiant le Pays basque et la famille

RECUEILLI PAR Pierre SABATHIÉ

« Sud Ouest ». Comment née l’aventure Lauak ? 

Jean-Marc Charritton. J’ai débuté dans le métier en 1975 grâce à Dassault Aviation à Biarritz où j’ai suivi une formation spécifique. le directeur d’établissement de l’époque a proposé à mon père et mon oncle d’installer un atelier de chaudronnerie à Ayherre en nous assurant la charge nécessaire au démarrage de l’activité. Dassault souhaitait en effet établir un réseau de sous-traitants à proximité.

Pourquoi avez-vous choisi de rester à Ayherre et Hasparren? 
Nous sommes issus du Pays basque intérieur et sommes attachés à nso racines. De plus, nous employons une main-d’oeuvre qualifiée issue du tissu local.

Comment expliquer-vous ce développement ? 
Nous nous sommes développés à partir de ces bases, d’une façon régulière en multipliant les types de prestations offertes, en débutant par les pièces élémentaires vers les sous-ensembles ou les structures complètes et sur des métiers de niche, comme les échangeurs de chaleur et les réservoirs de carburant. À ce titre,nous tenons à remercier Messieurs Jean-pierre Juzan et Philippe Ancelle pour nous avoir fait confiance.

Pourquoi avoir créé une unité au Portugal ? 
En 2003, pour continuer à assurer le développement du site français, nous avons créé une filiale dite « best cost » au Portugal, qui nous a permis, par une optimisation de nos coûts, de capter de nouveaux marchés.
Vos carnets de commande sont pleins ?
nous avons été référencés comme fournisseur de « rang 1 » par Airbus pour les pièces élémentaires et les sous-ensembles. Cela nous permet de bénéficier des cadences Airbus qui n’ont jamais été aussi élevées avec un carnet de commande équivalent à plus de 8 ans de production. Aujourd’hui, nous travaillons avec les grands noms de l’aéronautique tels que les avionneurs Dassault Aviation et Airbus mais également les équipementiers comme Daher Socata, Liebherr Aerospace et Stélia. nous avons décroché des contrats export avec IAI et récemment en direct avec Embraer, une société installée au Brésil.

Des valeurs que vous transmettez à vos enfants…
Un ensemble de valeurs, le respect de la parole donnée, la qualité des produits, la compétitivité, notre identité qui permet de fidéliser nos clients ; tout cela crée des liens dans la durée. Mon fils Mikel est directeur général, il a repris tout ce qui est opérationnel sur des bases solides pour développer un souffle nouveau, du sang neuf. Ma fille et mon épouse sont aux ressources humaines, d’autres membres de la famille sont dans l’entreprise. On tient à cette fibre familiale.

Pourquoi ouvrir vos portes au grand public ? 
Nous l’avons fait une fois, en 1998. C’est l’occasion aussi de montrer aux familles de nos salariés ce que l’on réussit ensemble. C’est pourquoi pendant ces deux journées de portes ouvertes, le personnel travaille pour montrer une entreprise en activité. C’est très important. nous attendons plusieurs milliers de personnes.

Un avant-goût du Salon du Bourget
En quelque sorte, nous fêtons nos 40 ans, et nous voulons marquer le coup en organisant une soirée qui va réunir tous nos partenaires. Ce salon est une vitrine, il permet de rencontrer les donneurs d’ordre du monde entier.

Quels sont vos projets ? 
Nous poursuivons notre développement à l’Ilse-Jourdain (Gers) dans l’usinage de métaux durs notamment de grande dimension. À Ayherre, nous aurons bientôt une unité supplémentaire de 4 000m² édifiée selon le concept de l’usine du futur. Une belle aventure.

Sud Ouest, le 20 mai 2015